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drhellow's Blog
L'ENSABLEMENT DE MAO (TCHAD)
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La ville de Mao n’a pas su profiter de la première école française qu’elle avait abritée en 1911. La plupart de ses ressortissants ont opté pour le commerce informel dans les autres villes du Tchad, abandonnant ainsi la ville à son triste sort. Les natifs de Mao, dans leur majorité, n’ont pas construit chez eux mais plutôt dans la capitale tchadienne. Aussi, Mao est-elle en train de disparaître. Menacée non seulement par les quelque quarante ravins qui le coupent en ce moment en deux, mais elle présente également un faible poids économique au niveau national. Même si le pétrole de Rig Rig laisse bon espoir.
Les infrastructures d’accueil manquent. Les bâtiments modernes se comptent sur les doigts de la main. L’eau courante n’alimente pas toute la ville. Le téléphone, récemment installé, reste un luxe.
Mais, le défi majeur à relever par le chef-lieu de l’ancien royaume du Kanem, demeure le difficile accès à la ville par voie routière. Pas une seule piste digne de nom. Sinon des couloirs ouverts dans le désert pour vous permettre d’atteindre Mao.
Même si la grande satisfaction des habitants de cette ville demeure son musée renfermant les objets historiques de la cité, il reste cependant que chacun prenne conscience que l’édification d’une ville dépend aussi de ses fils et non du seul État providence.
Laoro Gondjé
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| February 14, 2010 | 2:12 PM |
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CRISE ALIMENTAIRE A MAO (TCHAD), SELON UNE ENQUETE D'ACTION CONTRE LA FAIM
Related to country: Chad
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Le Tchad victime du réchauffement climatique
TCHAD
16/11/09
L'Afrique est le continent le plus touché par le réchauffement climatique. Au Tchad, la population subit la sécheresse, souffre de la faim et est parfois obligée de migrer pour survivre.
Article publié dans Le Parisien – Aujourd’hui en France du 14 octobre 2009
Terres incultivables, saison des pluies détraquée, agriculteurs contraints à l'exode... l'Afrique est aujourd'hui le continent le plus touché par le réchauffement climatique. […] Selon la Banque mondiale, les pays en développement vont supporter 80% des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu'ils ne sont à l'origine que de 30% des émissions de gaz à effet de serre. [...] D'ici à 2015, 375 millions de personnes seront affectées chaque année par des catastrophes naturelles d'origine climatique. C'est déjà le cas au Kanem, à l'ouest du Tchad, où ACF a ouvert plusieurs centres de santé pour venir en aide aux enfants souffrant de malnutrition.
Depuis un mois, le ciel est désespérément bleu et la chaleur accablante au Kanem. Les dernières gouttes d'eau sont tombées mi-septembre et déjà les herbes sont grillées par le soleil. Le long des routes poussiéreuses de cette région sahélienne, située à l'ouest du Tchad, des centaines de cadavres de vaches jonchent encore les pâturages, victimes du manque de nourriture et d'une saison sèche torride. Même certains chameaux n'ont pas résisté. De nombreuses oasis sont à sec. Au centre de santé d'Amdoback, où l'association Action contre la faim (ACF) fournit de l'aide alimentaire à 160 villages, Ali, 50 ans, paraît désespéré : « Avant les années 1970, la saison des pluies était normale et les gens pouvaient compter sur leurs vaches et leurs chèvres pour obtenir du lait et du beurre, confie l'homme ridé. Mais maintenant, les pluies d'été arrivent une année sur deux en retard, la chaleur est accablante toute l'année et le bétail meurt en masse. Même les gazelles, les pintades, les hyènes et les chacals ont quitté la région. »
« Le désert progresse »
A l'Office national du développement rural de Mao, le chef-lieu du Kanem, Mbaïbaroum se demande quand « la nature retrouvera son cours normal ». Et l'agronome de détailler: « Il y a trente ans, il pleuvait en moyenne 300 mm d'eau pendant la saison des pluies. Cette année, on en a mesuré 134 mm, le sol est nu et les bras valides fuient l'agriculture. » Représentant de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture au Tchad, Mamoudou Diallo estime que les villageois subissent de plein fouet les effets du dérèglement climatique. « Le réchauffement de la planète, les gens le vivent déjà ici. Cette année, la pluviométrie a baissé de 60% dans certaines zones. »
Dans son « palais » de Mao, le sultan du Kanem âgé de 84 ans, désespère de voir ainsi la terre de son enfance s'appauvrir. « On ne peut plus planter de bananes, d'oranges ou de mangues dans nos jardins, explique le vieil homme. Chaque année, le désert progresse, de nouvelles couches de sable s'effondrent sur les ouadis (NDLR : les oasis). Jadis, il suffisait de creuser à deux mètres pour puiser de l'eau mais aujourd'hui, il faut aller la chercher à cinq ou dix mètres de profondeur. »
Si les animaux paient chaque année un tribut de plus en plus lourd à la sécheresse, les enfants sont eux aussi victimes de ce manque d'eau et de nourriture.
Au centre de santé d'Amdoback, ACF a admis 2 806 enfants victimes de malnutrition entre le mois de janvier et le mois de juin. Ce jour-là, le thermomètre affiche 39,7°C et ils sont une cinquantaine à s'abriter à l'ombre protectrice d'un grand acacia.
« Migrants climatiques »
Certaines mamans ont marché une nuit entière pour faire peser leurs nourrissons et repartir avec quelques sachets de Plumpy Nut, une pâte prête à consommer à base d'arachide utilisée en cas de famine. Blotties dans les bras de leur mère, les jumelles de Kadija souffrent de diarrhées et de conjonctivite, deux signes précurseurs de malnutrition. Comme beaucoup de femmes du Kanem, Kadija a dû se résoudre à voir partir son mari au sud du pays pour trouver du travail et de quoi nourrir les sept enfants du couple. De plus en plus d'anciens agriculteurs désertent ainsi leur terre pour tenter leur chance en ville. Au Tchad, on les appelle les « migrants climatiques ».
« Mon mari était cultivateur depuis quinze ans, mais il a dû quitter sa terre qui ne donnait plus rien à cause du manque de pluie. Maintenant il m'envoie régulièrement de l'argent, de l'arachide et du lait », confie Kadija, qui n'a que deux mois de réserve de mil pour tenir jusqu'à la prochaine récolte l'été prochain. Désespérés de voir les herbes se faner toujours plus tôt et le désert gagner sur leurs pâturages, un tiers des éleveurs du Kanem ont déjà jeté l'éponge et quitté la région depuis les années 1970.
Mao (région du Kanem, Tchad), Frédéric Mouchon,
envoyé spécial pour Le Parisien - Aujourd'hui en France
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| February 14, 2010 | 2:00 PM |
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TEMOIGNAGE D'UN PHOTOGRAPHE PROFESSIONNEL DE LA SITUATION ALIMENTAIRE A MAO
Related to country: Chad
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Les rues blanches de poussière de Mao. L'hiver est tombé sur le Kanem. Sans une once de moquerie, des Kanembous me demandent si je m'accommode de la fraîcheur. 35°C à l'ombre, à l'abri du vent. 17h 30, la radio locale Ndjimi commence à émettre, condamnée au morse par des coupures infligées par le groupe électrogène qui ne peut fournir assez d'énergie. Avachi sur une chaise dans un recoin de la station, j'ai surpris hier un concept délicieux comme entame de programmes : "Et maintenant chers auditeurs, jusqu'à 18h, un apéritif musical !" Par association d'idées, j'invoque une mauresque, à siroter sur la place de la mosquée de Mao à regarder les enfants jouer au football. A défaut de la sentir couler dans mon gosier et sans la moindre chance de trouver du sirop d'orgeat à moins de 7 heures de voiture, je cède mon oreille à l'apéritif inédit.
La malnutrition vague parente de la mortalité infantile rôde dans le Kanem. On en entend parler, on la pressent, on l'évoque, on la toise, on tombe nez à nez avec elle, on la défie mais elle semble installée pour toujours. Lu sur le net, ce jour : "Claude Allègre pense que la planète se refroidit, que le réchauffement climatique est au mieux une invention, au pire une excroquerie". Copenhague papotte quand j'aimerai les entendre décider. Sur la natte, sous un épineux, autour de la boule qui me brûle les doigts quand j'en amène un morceau à la bouche, des kanembous me racontent le temps où les pluies tombaient suffisamment, où les récoltes rythmaient les saisons et où on s'arrangeait des disettes entre soi. Cette année, il a plu mais peu et pas au bon moment. Furtivement, le front du réchauffement avance. Et les combattants de première ligne ignorent même qu'ils le sont.
White dusty streets of Mao. The winter has fallen on Kanem. Without one ounce of mockery, Kanembous ask to me whether I can cope with freshness. 95°F in the shade, safe from wind. 17:30: Ndjimi local radio starts to air, condemned to the Morse because of power cuts inflicted by the generator which can not provide enough energy. Slumped on a chair in a recess of the radio station, I caught yesterday a delightful concept at programs beginning: “And now dear listeners, until 18:00, a musical aperitif!” By association of ideas, I call upon a Mauresque, to sip on the place of the mosque of Mao to look at the children playing football. Failing to feel it running in my throat and unlikely to find barley water closer than 7 hours drive, I yield my ear to the unknow aperitif hitherto.
Malnutrition vague relationship of infant mortality grinds in Kanem. We hear about it, we sense it, we speak about it, we eye it up and down, we fall nose to nose with it, we defy it but it seems installed for ever. Red over the Net, today: “Claude Allègre thinks that the planet cools down, that climate warming is as well as possible an invention, in the worst case excroquery". Copenhagen chatter when I intend them to decide. On the plait, under a thorn-bush, around the ball which burns my fingers when I bring a piece of it to the mouth, Kanembous tell me about time when the rains felt sufficiently, when harvests put rhythm into the seasons and when people dealt food shortages between themself. This year, it rained but little and not at the good moment. Furtively, the front of the warming advances. And the combatants of first line are not even aware to be that.
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| February 14, 2010 | 1:53 PM |
Mon anniversaire
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J'envoie mes remerciements à INFOTIG, pour m'avoir souhaité joyeux anniversaire globalement!
Ce 25 janvier, à l'occasion de mon anniversaire, j'ai invité quelque amis et camarades diner ce soir.
Au menu on a mangé du riz au poulet accompagné de haricot vert et sauce de tomate.
Pour apaiser la soif j'ai offert des jus de mangue, cocktail et du vin rosé.
Ce fut un jour mémorable, Papa Mamann et mes frères m'ont appelé du Cameroun.
Je remercie tous ceux qui ont pensé à moi.
QUE DIEU VOUS BENISSE.
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| January 26, 2007 | 5:08 AM |
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Une maladie liée à la viande du porc, Burkina Faso
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Qu’appelle-t-on neurocysticercose ?
Il s’agit d’une maladie due à la présence de kystes de cysticerque dans le système nerveux (cerveau et moelle épinière). C’est une maladie assez répandue dans le monde, peu connue du public mais considérée comme un problème majeur de santé publique dans les régions tropicales d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. En effet, la neurocysticercose apparaît actuellement comme la parasitose nerveuse la plus répandue au monde après le paludisme, et est la plus grande cause d’épilepsie dans les pays du tiers-monde. Des experts de l’OMS proposent que l’on en fasse une maladie à déclaration obligatoire.
Comment contracte-t-on cette maladie ?
Le cysticerque est la larve de taenia solium (le ver solitaire), parasite du porc et de l’homme, bien connu du public. Le porc s’infeste en ingérant des œufs de taenia solium libérés dans la nature par les selles d’homme infesté ; les œufs ingérés vont se développer dans l’intestin et donner un seul ver, le ver solitaire ou taenia. Cette parasitose intestinale est le taeniasis. D’autres œufs vont passer dans le sang, se loger dans les muscles de l’animal, et se former en kystes, donnant la ladrerie du porc ; la ladrerie est bien connue des services vétérinaires.
La viande de porc ladre n’est pas bonne à la consommation ; elle est interdite par les services de contrôle vétérinaires, mais il n’est pas rare de retrouver cette viande interdite (vendue moins chère) sur la table du boucher ou dans une casserole en plein air à côté d’un cabaret. La cuisson dans ces conditions est souvent mal achevée.
Lorsque l’homme ingère de la viande de porc ladre, les œufs du parasite libérés dans l’estomac vont gagner le torrent sanguin et se loger dans les organes de prédilection que sont le muscle, et le système nerveux central. Ils vont donner les kystes (nodules dans le muscle sous la peau, ou dans le cerveau), mais ces kystes ne pourront pas se développer pour donner des vers adultes. L’embryon contenu dans le kyste va mourir au bout de quelques années et le kyste va dégénérer et se calcifier. Ces lésions calcifiées sont sources de séquelles définitives dans le cerveau, alors que celles dans le muscle et sous la peau sont sans grandes conséquences du point de vue de la santé.
Quels sont les facteurs qui favorisent la neurocysticercose ?
C’est une maladie de la pauvreté et de la mauvaise hygiène (défécation dans la nature, absence de latrines, porcs en liberté...). En effet, le porc en liberté va essaimer le parasite par ses selles libérées dans la nature, contaminant les aliments, les hommes et les autres porcs. En l’absence de latrines, les matières fécales humaines libérées dans la nature seront consommées par le porc qui s’infeste et devient ainsi un réservoir de parasites infestant l’homme et les autres porcs, souillant les aliments. L’homme infesté devient source de contamination pour le porc et son entourage.
Chaque ver adulte libère quotidiennement un à cinq proglottis (ou anneau) contenant chacun 40 000 œufs environ, qui sont infectants. Cette situation est couramment rencontrée dans nos zones rurales et périurbaines, faisant de tout porteur de taenia une source potentielle de contamination quand l’hygiène est défectueuse. Pour résumer, les facteurs sont : l’absence de latrines, l’élevage en liberté des porcs, l’absence de leur suivi et contrôle vétérinaires (vaccination, traitement des parasitoses animales...), l’insuffisance d’hygiène chez les humains.
Et ses manifestations ?
Les manifestations de la neurocysticercose sont polymorphes, mais la plus commune reste l’épilepsie. Les crises épileptiques sont accessibles au traitement médicamenteux.
Les autres manifestations sont moins spécifiques, à savoir des maux de tête, des paralysies dans le cadre d’attaque cérébrale ou de compression de la moelle épinière, des troubles psychiatriques. Les localisations musculaires ou sous cutanées sont sans manifestations, à part l’aspect apparent de nodosité sous la peau. Des localisations plus rares ont été décrites : l’œil, le foie, et même le cœur !!
Quelle est la situation de cette maladie au Burkina ?
L’affection est présente dans notre pays de façon endémique, et est favorisée par les facteurs que nous avons évoqués. La maladie sera donc rencontrée en zone rurale, périurbaine et urbaine. L’avènement du scanner nous facilite le diagnostic. Pour apprécier l’importance de la maladie, il suffit de considérer les rapports entre le porc et la population chez nous, la faiblesse du suivi et du contrôle vétérinaire, la situation de l’assainissement et le niveau d’hygiène.
On a l’impression que c’est un mal silencieux quand on pense au cas de notre confrère Mathieu N’Do du journal San Finna ?
L’expression clinique de la neurocysticercose est diverse et les signes sont variables dans leur intensité et leur type, attirant peu l’attention lorsqu’ils sont discrets, jusqu’au jour où la pratique du scanner cérébral met en évidence les kystes.
Comment traite-t-on la maladie ?
Depuis une vingtaine d’années deux médicaments sont disponibles pour traiter la neurocysticercose. Le traitement assez bien codifié dure une à trois semaines, et suffit pour éliminer les kystes du cerveau, mais les séquelles vont demeurer. Les kystes de grand volume et uniques pourront être traités chirurgicalement. C’est pourquoi les mesures de prévention sont importantes pour éviter cette maladie. Il s’agit d’améliorer les conditions d’hygiène et d’environnement de nos zones rurales et périurbaines par :
La construction de latrines pour la population ;
L’amélioration de l’élevage des porcs, et le traitement des animaux parasités ;
Le renforcement du contrôle vétérinaire des viandes ;
La détection et le traitement de tout porteur de taenia solium ;
La promotion de l’hygiène et du lavage des mains. C’est à ce prix que nous pouvons espérer une éradication de cette maladie dans le monde, et c’est un souhait de l’OMS. Cela réduira l’impact de l’épilepsie dans ces régions du monde où la cysticercose sévit à l’état endémique comme au Burkina.
Des conseils pour la population ?
Il vaut mieux prévenir la cysticercose, et les mesures de prévention sont valables pour la plupart des maladies transmissibles, c’est à dire la pratique et la promotion de l’hygiène individuelle et collective (le lavage des mains, usage de latrines).
Entretien réalisé par Damis
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| January 11, 2007 | 10:59 AM |
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